La lecture est bien souvent la première porte d’entrée vers la culture, la BD sert quant à elle de marche pied, de tremplin vers d’autres lectures
En 2021, 81 millions de BD étaient vendues dans notre pays. Le marché de la bande dessinée est en effet florissant et représente l’un des secteurs les plus dynamique dans le monde du livre. L’année dernière, un livre vendu sur quatre était une BD, soit 24%. À titre de comparaison, ce chiffre était à 18% en 2020 et 12% en 2012. L’évolution du recours à ce média est donc à prendre en compte quand on constate par ailleurs que le temps consacré à la lecture continue de baisser face à celui passé devant les écrans, chez les jeunes comme chez leurs parents.
Mes chers collègues, cette introduction, ces chiffres nous démontrent l’importance de la BD dans le monde de la culture. Un essor qui se développe à tous les niveaux : les mangas explosent évidemment mais aussi les romans graphiques chaque année plus nombreux, les comics books depuis toujours, la BD tout simplement. Depuis plusieurs années, la bande dessinée a gagné en reconnaissance en tant qu’art à part entière y compris par les instances académiques et institutionnelles. Or cet art populaire reste peu valorisé dans notre capitale.
C’était d’ailleurs le sens de l’amendement budgétaires que nous avions porté en décembre dernier qui abondait de 70 000 euros la subvention municipale au festival Formula.
En effet, Paris ne dispose pas de manifestation artistique majeure dans ce domaine et le festival qui réfléchit à son évolution et à son agrandissement depuis plusieurs années répond d’ores et déjà à tous ces impératifs : en quelques années, il a su devenir une manifestation artistique et culturelle incontournable. Une manifestation qui a su chaque année se réinventer par les expositions de grande qualité, la présentation de nouvelles œuvres, de nouveau artistes, les stands de maisons d’édition avec une programmation très pointue, des conférences. Mais Formula Bula ce n’est pas que cela. C’est beaucoup plus et beaucoup mieux.
C’est un espace de formation professionnelle pour celles et ceux qui désirent utiliser la bd comme outil de médiation et/ou d’enseignement. Mais aussi à l’attention des auteurs de bande dessinée qui souhaitent se perfectionner sur des points techniques précis de leur métier.
Ce sont des journées professionnelles pour les bibliothécaires, les auteurs…
Ce sont également plusieurs dizaines d’ateliers développés dans le cadre de l’éducation artistique et culturelle avec les petits parisiens de la maternelle aux lycées, en passant par les centres de loisirs ; création de fanzine, de fanzines musicaux, de carnets exquis, de Leropello tampon, de bande dessinéne sous différents formats…. Les propositions très originales ne manquent pas et ouvrent de nouvelles perspectives aux jeunes parisiens et parisiennes. de la BD et de la lecture : formation des bibliothécaires à cet art particulier, journée d’échanges entre auteurs, coloristes, scénaristes
C’est aussi un des artisans de la mise en œuvre du protocole de rémunérations des auteurs en dédicaces au même titre que les festivals d’Angoulême, de Quai des Bulles, de BD Coulommiers, de BD Lyon, ou encore de On a marché sur la Lune d’Amiens. Protocole qui permet aux auteurs d’améliorer leur revenu souvent précaires.
Reste que tout se travail manquait d’air dans le néanmoins magnifique décor de la bibliothèque Françoise Sagan qui les a accueillis ces dernières années. La question de l’envergure de la manifestation se posait : il fallait changer d’échelle, élargir plus encore au niveau national. La solution est venue de plateau urbain dans le 5e avec un nombre de m² bien plus confortable et, c’est un élément important compte tenu des péripéties que le festival a déjà rencontrées, au sec.
Voilà mes chers collègues la raison du soutien enthousiaste que nous avons voulu, avec le groupe communiste apporter à Formula Bula. Je vous invite toutes et tous à bloquer votre week-end du 23/24 septembre prochain, pour venir déambuler dans les allées du festival.