Depuis le 28 décembre 2025, le peuple iranien s’est soulevé contre une dictature théocratique qui nie ses droits les plus fondamentaux. Né de revendications sociales vitales comme le coût de la vie ou les salaires, ce mouvement est devenu une contestation politique majeure, portée par une exigence simple et universelle : le droit du peuple iranien à décider librement et souverainement de son avenir.
Face à cette aspiration légitime, le régime iranien répond par une répression d’une violence extrême : milliers de manifestants tués, arrestations massives, hôpitaux attaqués, censure et coupures des communications pour étouffer la vérité. Cette brutalité d’État s’inscrit dans une longue histoire de violations des droits humains, frappant en premier lieu les femmes, les artistes, les journalistes et les défenseurs des libertés.
Le groupe Communiste et Citoyen réaffirme sa solidarité totale et sans condition avec le peuple iranien, avec les femmes en première ligne de ce soulèvement ainsi qu’avec toutes celles et ceux qui résistent au péril de leur vie. Nous nous tenons aux côtés des forces progressistes iraniennes et notamment du Parti Toudeh, durement réprimé. Nous appuyons aussi les appels à une grève générale nationale, outil décisif de reconquête de la souveraineté populaire.
Paris a déjà pris des engagements forts, notamment en attribuant la citoyenneté d’honneur à Mahsa Jîna Amini et en accueillant artistes et dissidents iraniens. Elle doit aujourd’hui amplifier son rôle de Ville refuge et soutenir la société civile ainsi que la diaspora iranienne pour porter cette cause sur la scène internationale.
Nous appelons enfin toutes les forces progressistes en France à se mobiliser sans délai. La solidarité avec le peuple iranien n’est pas une option : c’est un devoir politique.
