Communistes Paris

Sans associations, pas de politique de la ville : tirons la sonnette d’alarme

On peut classer un quartier en QPV, adopter des pactes, définir des indicateurs, afficher des priorités : si, derrière, les associations qui font vivre ces quartiers disparaissent, tout cela restera lettre morte.

Cette délibération est donc importante. Elle prévoit 23 442 euros pour six projets dans les quartiers populaires. Et le Pacte parisien le dit lui-même : les associations sont des « partenaires de premier rang » de sa mise en œuvre.

Mais je veux aussi profiter de cette délibération pour tirer, une nouvelle fois, la sonnette d’alarme. Parce que je l’ai déjà dit en Conseil d’arrondissement : notre tissu associatif est en grande difficulté. Et les associations des quartiers populaires ne sont absolument pas épargnées.

Être implanté dans un QPV ne constitue pas un bouclier d’immunité contre la fragilité financière, les baisses de financements ou l’explosion des besoins. Au contraire : ce sont souvent précisément ces associations qui interviennent là où les besoins sociaux sont les plus importants.

Et quand on regarde les projets que nous finançons aujourd’hui, on comprend immédiatement ce qui est en jeu. Dans le 19ᵉ, Poya, avec ses permanences à Rosa Parks, permet d’accompagner davantage d’habitantes et d’habitants dans l’accès à leurs droits. La Vache Bleue propose des ateliers artistiques aux jeunes et associe les familles et les habitants à la vie du quartier. Constrictor, dans le micro-quartier Alphonse-Karr, crée des rencontres entre personnes en situation de handicap, seniors, jeunes et habitants autour de la culture.

Voilà concrètement ce que font les associations : elles créent du lien là où l’isolement progresse, elles ouvrent des portes vers la culture, elles permettent l’accès aux droits, elles accompagnent les jeunes, elles font vivre nos quartiers. Et je veux le dire très clairement : les subventions de la Ville ne sont pas juste du rab. Pour beaucoup de ces structures, elles sont devenues indispensables à leur survie et donc à la continuité de leurs actions.

Nous ne pouvons pas demander aux associations d’être toujours là, de réparer, d’accompagner, d’inventer des solutions, de faire toujours plus face à des besoins croissants, tout en les condamnant à chercher en permanence comment boucler leur budget ou payer leurs salariés le mois suivant.

Et je resterai constante avec ce que j’ai déjà défendu dans le 19ᵉ : défendre les quartiers populaires, c’est aussi défendre celles et ceux qui les font vivre au quotidien.

Un quartier populaire sans ses associations, ce n’est pas seulement un quartier avec moins d’activités. C’est un quartier avec moins de droits, moins de solidarité, moins de culture, moins de lien social.

Et ça, nous ne nous y résoudrons pas.

Gwenaëlle
AUSTIN

Élue du 19e arrondissement au conseil de Paris

En direct

Pour ne rater aucune actualité, inscrivez-vous à notre infolettre :

Notre projet Nos priorités pour Paris

Qualité de l’air, alimentation, pics de chaleur... La question écologique est au cœur des préoccupations des Parisien·nes et parisiens. Les problématiques de l’environnement, du social, de l’industrie et de la production sont liées. Il est nécessaire de conjuguer tous ces enjeux pour construire un projet écologique pour Paris. Ce sont des investissements ambitieux en matière de transport, de rénovation énergétique des bâtiments, d’alimentation, de végétalisation qui permettront de (…)

Lire la suite

La ville de Paris est pleinement engagée dans la conduite de politiques publiques participatives. Conseils de quartier, budgets participatifs, consultations citoyennes, les habitant·es sont invitées à participer toujours davantage a la mise en place des projets municipaux. Mais nous devons encore renforcer cette co-construction. Communistes, nous avons la conviction que la construction dune politique est aussi importante que la politique elle-même. Si nous prenons conscience de cette (…)

Lire la suite

Née de la volonté des collectivités de plus et mieux travailler ensemble, la Métropole aurait pu rester cette communauté de projets comme le souhaitaient la majorité des élu·e·s de la future zone métropolitaine. Pourtant, cette Métropole du Grand Paris, comme toutes les autres métropoles françaises est mal née. Elle a été créée sans que réellement la population ait été associée aux choix et à la logique de sa création. Le groupe communiste à Paris avait demandé que la population soit (…)

Lire la suite

Pour de nouvelles avancées sociales et écologiques, nous prévoyons un plan d’investissement de la mandature de 9 milliards d’euros, dont 3 milliards pour notre politique de logement et 3 milliards pour notre politique écologique.

Lire la suite

Pour être tenu au courant de l’actu de notre projet

S'inscrire