Le groupe communiste accueille la réouverture de ce dialogue avec le PSG sur l’avenir du Parc des Princes de manière assez positive. A cette occasion, nous saluons les engagements de transparence et de dialogue d’Emmanuel Grégoire qui s’inscrivent dans la logique d’un impératif que nous avions posé dans la précédente mandature : que l’avenir du Parc se décide au Conseil de Paris.
C’est important car le Parc des Princes ce n’est pas un dossier technique, ce n’est pas une ligne dans un bilan comptable. C’est un symbole, un morceau de Paris, un lieu du peuple. Un stade ce n’est pas qu’un bâtiment, c’est l’endroit où on se retrouve, où on chante, où on vibre.
Oui nous voulons que le PSG reste à Paris évidemment. Mais nous refusons que cela se fasse au prix d’un abandon du bien commun. C’est pour ça que nous le disons clairement : la bonne solution c’est le bail emphytéotique.
Car il permet au PSG d’investir, de se projeter dans la durée, de moderniser et d’agrandir le stade, principe que personne ici ne conteste, tout en garantissant ce principe essentiel le Parc reste la propriété des parisiens.
A l’inverse la vente, c’est définitif, c’est irréversible, c’est une dépossession. Et nous refusons que ce patrimoine sorte du domaine public. Et soyons lucides, faire partir le PSG serait aussi une aberration écologique. Construire un nouveau stade ailleurs c’est artificialiser des terres, c’est s’éloigner des transports existants et aggraver l’empreinte environnementale.
A l’inverse, rénover le Parc c’est faire le choix du bon sens. Faire le choix de la sobriété, c’est exactement l’esprit de notre PLU bioclimatique, rénover plutôt que construire, optimiser l’existant et transformer la ville sans l’étaler. Cette logique elle doit bénéficier aux habitants. Parce qu’au-delà de la propriété il y a une question essentielle : à qui appartient vraiment le Parc ? Il appartient aux habitants, aux supporters, aux clubs amateurs, aux associations et à la vie sportive parisienne et cela doit continuer.
C’est pourquoi nous posons une exigence forte, le Parc des Princes doit rester accessible. Accessible dans ses prix, dans ses usages. Nous refusons un stade réservé à une élite fortunées. Nous voulons que les petits clubs parisiens, les associations sportives ou de quartiers puissent continuer à y accéder avec des tarifs accessibles et gratuitement. Parce que ce stade doit aussi servir à celles et ceux qui font vivre le sport au quotidien, loin des projecteurs. Nous voulons que la Ville de Paris puisse continuer à utiliser le Parc pour des évènements populaires, ouverts à toutes et tous. Parce qu’un grand stade municipal ça doit servir au plus grand nombre, pas seulement à quelques-uns.
La question centrale c’est l’argent. Aujourd’hui à Paris de nombreux enfants ne font pas de sport, pas par manque d’envie mais parce qu’il n’y a pas de place, pas d’équipements, pas de moyens. En 2026, c’est une honte. Le sport n’est pas un luxe, c’est un droit. Et ce droit aujourd’hui n’est pas garanti, ni pour les familles populaires, ni pour les femmes ni pour les personnes en situation de handicap.
Alors soyons cohérents. Quelle que soit l’issue de la négociation avec le PSG, chaque euro doit servir à construire des équipements sportifs, à rénover les installations existantes, au financement des clubs amateurs, à développer le sport féminin et permettre à tous les enfants de pratiquer.
Parce que le vrai héritage ce n’est pas un stade vendu, c’est une ville plus juste, plus sportive et plus accessible à tous. Nous serons constructifs mais nous serons déterminés. Le Parc des Princes doit rester un lieu populaire, un lieu vivant, accessible, un lieu qui appartient aux parisiens et parisiennes. Et nous le disons clairement, on ne privatise pas un bien du peuple, on le protège et on le partage. Alors oui nous comptons sur vous M. Grégoire et tous les conseillers de Paris pour protéger ce lieu populaire et pour que l’intérêt des parisiens l’emporte.
