J’entendais à l’instant M. Canal dans son intervention parler de bréviaire, de resucées, de vieilles recettes. Très honnêtement, en vous écoutant je n’ai pas tellement l’impression que vous, vous ayez fondamentalement changé de disque.
J’ai plutôt eu le sentiment d’assister à la rediffusion de propos que vous avez tenus année après année et qui vous ont valu, excusez-moi de vous le rappeler, le score que vous avez fait aux dernières municipales. Donc pour ce qui concerne le retour aux vieilles rengaines, comment dire, elles sont bien partagées dans cet hémicycle.
Et puis, les vieilles rengaines, et M. le Maire vous avez eu raison de le relever - un certain nombres d’outrances auxquelles nous ne nous résoudrons jamais – qualifier de milice une brigade de protection des locataires visant à faire respecter par exemple les outils de régulation que nous avons mis en place contre AirBNB. Expliquer que c’est une milice quand on sait ce que ce terme recouvre dans l’histoire de notre pays, je pense que lorsqu’on est un républicain sincère on est choqués par l’usage de cette expression. Et j’imagine que même sur vos bancs ça choque.
Pour revenir à cette communication elle-même, vous dites que rien ne va changer. Si si. Un certain nombre de choses vont changer, je ne suis pas persuadé que ces changements vous agréent. Je pense en particulier à deux dispositions auxquelles nous sommes favorables. La première c’est le doublement de la taxe sur les logements vacants. Car effectivement, toute personne de bon sens considère qu’il n’est pas normal qu’il y ait des logements vides depuis 2 ans, 3 ans, 5 ans alors même que des milliers de personnes dorment dehors toutes les nuits. Toute personne de bon sens considère que c’est un scandale absolu. Toute personne de bon sens considère qu’il y a le droit à la propriété mais il y a aussi le droit au logement, la dignité humaine qui fait que l’on ne laisse pas des gens dormir dehors dans une ville comme Paris, capitale de la 7e puissance mondiale.
Donc oui, la taxation des logements vacants, aujourd’hui vous dites que vous êtes contre, mais au Sénat, cette disposition a été votée par la droite sénatoriale. Cette disposition qui permet aux collectivités de doubler la taxe sur les logements vacants a fait l’unanimité au Sénat, c’est-à-dire dans la chambre des territoires parce qu’elle est composée d’hommes et de femmes qui savent ce que sont les réalités locales et qui ne sont pas dans des postures dogmatiques et idéologiques comme vous, voilà la réalité.
Deuxième disposition, et nous l’assumons là encore, la brigade de protection du logement. Parce que oui, il y a un rapport très défavorable aux locataires qui fait qu’un certain nombre de propriétaires, pas tous les propriétaires, mais un certain nombre s’affranchissent systématiquement des règles y compris avec l’usage frauduleux du bail civil pour échapper à l’encadrement des loyers.
Et donc bien sûr, s’il y a des règles qui ne sont pas appliquées il faut que des gens fassent en sorte qu’elles le soient. C’est le rôle de cette brigade de protection des locataires.
Je suis convaincu que ce sont de bonnes dispositions et je suis très heureux, qu’avec vous M. le Maire, cher Emmanuel Grégoire et avec Jacques Baudrier, toutes ces dispositions permettront d’améliorer les conditions de logement des parisiennes et des parisiens.
