L’espace public n’est pas à vendre : Pourquoi nous refusons de donner la maîtrise d’ouvrage à LVMH
Conseil d'octobre 2026Je vais me concentrer quant à moi sur la délibération et éviter de faire des faux procès, sachant que moi, je n’oublie pas que c’est bien la chef de l’opposition qui est passée dans un tribunal correctionnel récemment.
Sur cette délibération, que se passe-t-il ? LVMH a abîmé la voie publique lors de ses travaux. Ce sont des choses qui arrivent, pas de faux procès sur ce point. Mais la procédure classique, c’est que dans ces cas-là, la ville répare et envoie la facture. Là, cette délibération choisit une autre façon de faire et on constate que LVMH est prête à payer deux millions d’euros pour tout refaire autour de ses locaux. C’est beaucoup plus que probablement que ce que la ville dépenserait a priori et beaucoup plus que ce que leur dégradation représente. Et la délibération donne la maîtrise d’ouvrage à LVMH sur cette opération. Cerise sur le gâteau, on regarde dans le détail de la délibération et on voit qu’est décidé un déplacement de la station Vélib. Ce dernier point peut être traduit l’intention réelle d’LVMH. Contrôler le bout de ville, voilà ses locaux, cacher ce qui ne relève pas du luxe.
Pour le groupe communiste la position est simple. Nous voulons les deux millions, mais nous voulons la maîtrise totale de ce budget pour ne pas créer de précédent, pour éviter que les grandes entreprises considèrent qu’elles possèdent, qu’elles sont reines chez elles autour des locaux qu’elles possèdent dans la ville.
Non, sur la voie publique, dans l’espace public, c’est la ville qui doit rester le décideur en tout point du début à la fin. C’est pour ça que nous voterons contre cette délibération.

