Il s’appelait Calvin. Il avait 15 ans. Il est mort le 17 avril dernier à 15 ans, lors de son stage de seconde. Ses parents l’ont vu partir le matin pour un stage obligatoire de l’éducation nationale. Il n’est pas rentré. Écrasé par un chariot élévateur. Ce nouveau drame rappelle ceux d’Axel, Lorenzo, Lucas qui ont perdu la vie l’an dernier, lors de leurs stages de 3e ou 2e. Un seul de ces drames serait inacceptable. Mais leur répétition fait système.
Un système qui broie des jeunes. Et particulièrement des jeunes des catégories populaires. Car les métiers dangereux, sont très majoritairement les métiers ouvriers, du BTP, de la maintenance, logistique, cuisine, qui attirent très majoritairement les jeunes des classes populaires.
L’invisibilisation du sujet serait-elle liée au mépris de classe ?
Serait-ce le même mépris que pour les morts au travail ? Un autre sujet qui n’est visiblement pas un sujet pour le grand patronat et ses soutiens à droite. Nous ne pouvons être inactifs.
Notre majorité de gauche est engagée sur le sujet. Les communistes avaient porté la délibération « Paris exemplaire sur la sécurité au travail pour zéro mort au travail », créé un Observatoire, ainsi qu’une charte sociale, à l’image de celle des jeux Olympiques.
Nous savons que les plus jeunes sont les premières victimes d’accidents du travail. Le patronat cherche à économiser sur leur formation, et sur la réglementation. Le problème est bien systémique.
Rappelons que les élèves de 3e doivent effectuer 5 jours de stage en entreprise, et, depuis Gabriel Attal, ceux de 2e ont un stage de deux semaines obligatoires. Nous contestons ces stages et cette volonté de professionnaliser la jeunesse le plus tôt possible. En attendant de revoir cette politique, nous portons une exigence double.
- La suspension des stages d’observation pour les mineurs, le temps de définir un cadre strict garantissant pleinement leur sécurité.
- L’identification par l’inspection du travail des activités et entreprises adaptées, afin d’écarter celles qui ne présentent pas les garanties nécessaires.
