Fermetures de classes à Paris : Un mauvais calcul pour l’inclusion et la réussite scolaire
Conseil d'octobre 2026Nous revenons par ce vœu sur les moyens dans l’éducation nationale. Nous avons eu le débat hier sur les revendications lycéennes. Mais ce vœu a été déposé avant les manifestations récentes.
Pourquoi ?
Parce que cette mobilisation vient de loin. Elle dénonce une réalité ancrée dans la politique macroniste. Une réalité faite d’austérité pour l’école publique. Une réalité que nous n’avons eu de cesse de dénoncer.
Les conséquences de cette austérité sont exactement ce que dénoncent les lycéens : • la saignée des postes d’enseignants pour réduire au maximum la dépense • l’absence de remplaçants (rappelons qu’un élève perd en moyenne un an de scolarité du fait du manque de remplaçant)
Cette réalité est celle des lycées. Celle des collèges. Mais aussi celle des écoles.
2100 postes supprimés en 2023. 2200 en 2024. 470 en 2025 (dont 110 juste à Paris). 3256 en 2026
Et cette année ? En plein mouvement lycéen, on aurait pu penser que le gouvernement aurait entendu les revendications. On aurait pu… Mais ce gouvernement illégitime n’écoute rien. Et même pas la jeunesse. Il a annoncé hier vouloir supprimer 1588 nouveaux postes.
De quoi détériorer toujours plus les conditions d’étude.
Car rappelons la réalité vécue par nos élèves. Il est courant d’avoir des classes à 26-27-28 voire 29 élèves par classe en élémentaire ! Quand la moyenne européenne est de 19 élèves par classe.
Ces classes surchargées, ce sont les élèves des catégories populaires qui en font les frais. Quand les plus aisés se réfugient dans un privé toujours plus privilégié.
Une autre réalité, c’est l’absence de remplaçants que nous ne cessons de dénoncer depuis des années. La réalité fin septembre 2026, c’est qu’il n’y avait déjà plus de remplaçants disponibles sur l’académie. Une réalité prévisible, et prévue. Une réalité qui découle directement de la politique macroniste depuis ses débuts. Tout ceci est insupportable et doit cesser. C’est l’objet de notre vœu.

