La droite, dans sa diversité, a décidé depuis de nombreuses années de sabrer l’Éducation nationale. Enfin, je vous rassure : dans le service public, c’est bien l’école publique qui en paie le prix, car pour l’école privée, ce sont plutôt les cadeaux — mais je n’ai pas le temps de développer. Revenons donc sur la saignée imposée conjointement par les macronistes et les Républicains.
Depuis plus de dix ans, sous Emmanuel Macron, les postes sont supprimés par centaines chaque année à Paris dans l’enseignement public. 110 postes supprimés en 2025 : vous en êtes responsables. 125 en 2024 : vous en êtes responsables. 155 en 2023 : vous en êtes responsables.
Et je vais me permettre de poser une question : combien l’an prochain ? Combien de suppressions de postes à Paris l’an prochain, puisque vous êtes ici les porte-parole du gouvernement ? Vous nous l’avez expliqué ce matin, en parlant de pressions, de discussions avec le gouvernement. Alors combien ? 125 ? 150 ?
Les premières estimations vont malheureusement dans ce sens, lorsque l’on échange avec des personnes sérieuses qui connaissent le sujet. Nous allons donc faire encore pire que la rentrée 2025, du fait de la droite et de sa politique menée à l’Assemblée nationale. L’an dernier, nous avons tenu un CEN. Quand je dis « nous », ce sont les élus de gauche, puisque la droite était absente du CDE. Nous avons passé deux jours à traiter des situations problématiques, parce que ces situations se multiplient.
Je conclus : il faut que cette casse sociale cesse. Il faut que la droite soit face à ses responsabilités et que nous dénoncions dès maintenant les suppressions de postes à venir.
