Culture, emploi et intermittence : Paris maintient son soutien au GIP Café Culture !
Conseil d'octobre 2026Au départ, nous pensions que cette subvention actait une baisse de la subvention. En fait, le montant inscrit de la délibération de 30 000 euros correspond à la subvention de la DAC et il y a une autre ligne qui se trouve à la DEE de 20 000 euros et donc le soutien est maintenu à 50 000 euros et nous nous en félicitons. Parce que qu’est-ce que c’est que le GIP Café Culture ? C’est un dispositif qui mérite notre soutien total. Il aide les cafés, les bars et les restaurants à payer les artistes et les techniciens qui le font jouer avec un vrai contrat et un vrai cachet déclaré. Pour les intermittentes et les intermittents du spectacle, chaque cachet compte, comme vous le savez, pour ouvrir leurs droits. Une date dans un café, c’est aussi une partie de leur protection sociale. Le GIP est né d’une bataille syndicale portée notamment par le SNAM-CGT qui en est membre fondateur.
L’État y participe via le fonds PEPS, le fonds pour l’emploi dans le spectacle obtenu après la mobilisation des intermittents en 2014. Or, ce fonds est attaqué. Créé avec 90 millions d’euros, il a été ramené à environ 35 millions dans le budget 2026, en baisse encore par rapport à 2025. En 2025, ces paiements ont même été suspendus dès septembre. Des amendements pour le renforcer ont été posés, dont celui de députés communistes, mais ils ont été rejetés.
D’autres collectivités se retirent aussi. La région Pays de Loire, où le dispositif est né, le quitte en 2026. Quand l’État et d’autres se désengagent, Paris doit tenir et montrer l’exemple. Le GIP a d’ailleurs un vrai potentiel de développement à Paris. Les demandes sont nombreuses. En 2022, 800 demandes ont été déposées par des cafés parisiens. Et seulement 439 ont pu être satisfaites.
Pourtant, le dispositif reste peu connu. Beaucoup d’établissements et d’artistes pourraient en bénéficier, mais ne le savent pas.
Nous proposons donc que la ville en fasse activement la promotion, avec les mairies d’arrondissement et les organisations professionnelles. Et si les demandes augmentent, notre soutien pourra suivre. Ce dispositif coûte peu, crée de l’emploi déclaré et fait vivre la culture au plus près des habitants. Nous voterons évidemment cette délibération.

