Vous pourriez penser que nous avons déjà beaucoup parlé de Violette & Co. Mais ce qui s’est passé le 7 janvier dépasse toutes les bornes. Cette librairie a été perquisitionnée, avec un dispositif policier disproportionné : enquête préliminaire, convocations des salarié·es. Pour un livre de coloriage : From the River to the Sea, un album jeunesse qui explique la situation en Palestine, avec des illustrations et des textes historiques. La librairie n’avait jamais été informée d’une quelconque interdiction. Aucun arrêté légal, aucune justification sérieuse.
De telles perquisitions sont exceptionnelles et les rares cas connus concernaient des librairies négationnistes et révisionnistes dans les années 70. Mais ce n’est pas un hasard. Violette & Co dérange : pour ses combats féministes, pour son engagement LGBTQIA+, pour son rôle culturel et militant.
La droite parisienne a ici joué un rôle délétère, montrant du doigt une librairie déjà attaquée et refusant de voter les subventions des librairies, comme pour faire une opération punition. Nous connaissons votre logique illustrée par de nombreux exemples : tenter d’empêcher notre groupe de déposer un vœu sur les logements sociaux, exclure des journalistes — du Monde, de Marianne, du Quotidien et de Radio Nova — de leurs meetings, ou encore récemment ceinturer violemment une journaliste de Médiapart qui faisait simplement son travail.
C’est ça, la méthode de la droite parisienne : bâillonner, censurer, couper les vivres, faire taire ceux qui ne se plient pas à leur doctrine. Imaginez ce qu’ils feront s’ils accèdent au pouvoir ! Aujourd’hui, c’est Violette & Co. Demain ? Tout ce qui ne leur conviendra pas.
C’est pourquoi nous déposons ce vœu : pour protéger Violette & Co, pour protéger toutes nos librairies indépendantes, pour défendre la liberté d’expression, pour défendre la démocratie.
À vous, Parisiennes et Parisiens : regardez ce qui se passe. Regardez ce qu’on veut faire taire. Ne laissez pas vos voix être bâillonnées. Violette & Co, c’est la culture. C’est le débat. C’est la liberté. Et nous sommes à ses côtés.

