Vendredi soir, la place de la Bastille a brillé de mille feux et de milliers de sourires sous la boule à facettes du Bal de l’amour. L’événement a été un vrai succès populaire et inclusif, porteur des valeurs d’égalité et de liberté que nous défendons. Cette troisième édition a porté fièrement les valeurs de lutte contre les LGBT-phobies, telles que nous les aimons à Paris et que nous souhaitons soutenir pleinement.
Malheureusement, ce projet de délibération qui nous est soumis ne nous permet pas de votes dissociés et nous demande également de nous positionner sur la Boum de l’Eurovision. Nous tenons à redire ici clairement notre opposition à toute subvention municipale à la Boum de l’Eurovision ou tout autre événement dès lors que celui-ci peut être instrumentalisé pour redorer l’image du Gouvernement d’Israël, alors même que de nombreuses organisations internationales dénoncent des actes à caractère génocidaire à Gaza.
Partout en Europe, les appels au boycott de l’Eurovision se sont multipliés, portés par des artistes, des associations et des citoyens qui refusent que la culture serve de caution à l’impunité.
Notre voeu vise à affirmer une position de principe : l’argent public parisien ne doit pas contribuer, même indirectement, à la promotion d’un Etat mis en cause pour des violations graves du droit international.
En l’état, l’événement de la Boum de l’Eurovision est désormais passé. Si je ne m’abuse, nous avons obtenu en Commission l’engagement que, l’an prochain, les demandes de subvention seront présentées de manière distincte, permettant au Conseil de Paris de se prononcer en toute clarté sur chacune d’entre elles. C’est une avancée importante pour la transparence de nos débats et pour la cohérence de nos engagements. Merci.

