Vincent Bolloré étend son empire puisque non content de purger les 600 artistes signataires d’une pétition contre lui, il s’apprête à prendre le contrôle total du groupe UGC.
A l’instar des signataires, moi aussi j’ai la conviction qu’en laissant le cinéma français aux mains d’un patron d’extrême droite, nous ne risquons pas seulement une uniformisation des films, mais une prise de contrôle fasciste sur l’imaginaire collectif.
Dans ce contexte, nous devons soutenir toutes les résistances à cette progression de l’extrême droite et de la logique patronale la plus cruelle dans le secteur.
C’est pourquoi nous souhaitons soutenir les salariés du cinéma UGC Les Halles qui se sont engagés depuis plusieurs mois dans un mouvement de grève pour mettre fin à leur précarité, aux conditions de travail dégradées, à la forte pénibilité, aux sous-effectifs permanents et aux agressions quotidiennes.
Tout ceci pour toucher des salaires proches du SMIC. Ces très jeunes salariés, souvent artistes indépendants à côté, méritent que leurs conditions de travail s’améliorent et que leur salaire augmente.
La direction d’UGC refuse d’ouvrir des négociations avec ces salariés qui font pourtant vivre l’UGC des Halles, un des cinémas voir le cinéma le plus fréquenté au monde avec près de 3 millions de spectateurs chaque année. Pire encore, la direction du groupe UGC privilégie des stratégies de contournement de la grève en redéployant des cadres et des personnels extérieurs pour assurer le fonctionnement du cinéma.
C’est pourquoi nous demandons que la Ville de Paris apporte son soutien aux salariés et exige de la direction qu’elle ouvre des négociations sur les salaires et les conditions de travail.

