Hier, lors des débats budgétaires, nous déposions d’ailleurs un amendement de 3 millions d’euros pour constituer une enveloppe dédiée à la formation dans le champ de la protection de l’enfance. Nous rappelons la nécessité d’établir des formations. Ce n’est pas une liste à la Prévert, c’est du concret et de l’immédiat.
Il s’agit de formations initiales et continues sur la détection des signaux faibles.
Par ailleurs, nous saluons les contrôles, la formation des personnels sur les dispositifs d’alerte, notamment le 119, ainsi que les autres mesures qui vont être mises en place. Nous saluons également la volonté de notre majorité de saisir l’Éducation nationale afin d’assurer la mise en place des trois séances annuelles d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle. Nous constatons que cela dérange certains élus à droite et à l’extrême droite. Pourtant, cette éducation permet de s’attaquer à la racine de certaines causes de la violence. Il est temps de changer les mentalités et de rompre avec la culture de la violence.
Le retrait immédiat des agents mis en cause, les enquêtes administratives et judiciaires, ainsi que la coopération avec le parquet et la brigade de protection des mineurs sont des mesures indispensables pour prévenir, détecter et traiter ces faits.
Nous insistons enfin sur l’importance de la communication à destination des parents. Elle est essentielle pour éviter l’angoisse légitime des familles, tout en respectant le temps de la justice et la protection des enfants. Une information générale et en amont sur les procédures permettrait d’y contribuer.
La protection de l’enfance exige des moyens et une volonté politique. Nous resterons mobilisés pour les garantir dans l’intérêt supérieur des enfants.

