651 € par mois pour vivre à Paris : Le RSA n’est pas un privilège, c’est un droit
Conseil d'octobre 2026Je crois profondément à une chose : personne ne devrait avoir honte d’avoir besoin, à un moment de sa vie, de la solidarité des autres. Parce que personne, absolument personne, n’est à l’abri d’un accident de parcours. Une perte d’emploi, une séparation, une maladie, des difficultés de logement… La vie peut parfois nous réserver de mauvaises surprises.
Et dans ces moments-là, l’accompagnement est essentiel. C’est la béquille dont nous pouvons avoir besoin quand la vie nous met à terre.
Le RSA, ce n’est pas une faveur. C’est un droit social. C’est un filet de sécurité.
Et rappelons aussi de quoi nous parlons : aujourd’hui, pour une personne seule, le montant forfaitaire du RSA est de 651,69 euros par mois. 651 EUROS
Qui pense sérieusement que l’on vit correctement avec ce montant ? Et particulièrement ici, à paris où le logement pèse si lourd dans le budget des ménages. Une fois le loyer, l’électricité, les transports payé, que reste il pour vivre ? pour manger correctement ?
La réalité, c’est que ces personnes sont en grandes précarités et doivent pousser les portes du resto du cœur, des distributions alimentaires, simplement pour pouvoir manger.
EN FRANCE, EN 2026, DES PERSONNES ONT FAIM.
Alors quand j’entends parfois parler du RSA comme si c’était une situation confortable, je crois qui’il faut revenir à cette réalité là. Et une dépêche publiée cette semaine nous le rappelle : des associations comme ATD QUART MONDE , LE SECOURS CATHOLIQUE, alertent sur les effets de la loi Plein Emploi et demandent un moratoire sur son application.
Les allocataires doivent désormais justifier de 15 heures d’activité par semaine, avec des sanctions possibles en cas de manquement. Et les associations dénoncent des accompagnements parfois inadaptés, des activités qui n’ont pas de sens, et des sanctions qui peuvent aller jusqu’à la suspension du RSA.
Quand on est déjà en difficulté, retirer le peu de ressources que l’on a, ce n’est pas aider à se relever.
Et derrière une sanction, derrière une suspension du RSA, il y a une réalité tres simple : UN LOYER A PAYER – DES FACTURES – UN FRIGO A REMPLIR – ET PARFOIS DES ENFANTS A NOURRIR.
Et pendant ce temps, l’État nous demande de faire plus avec moins. En 2025, sa participation était de 3 millions d’euros. En 2026, elle tombe à 2,135 millions. Près de 29 % de baisse en un an.
À Paris, ce sont nos services municipaux, nos travailleurs sociaux et nos associations partenaires qui doivent pourtant continuer à accompagner ces personnes. Alors je pose une question simple : Comment fait-on mieux quand on nous donne moins ?
Parce que l’insertion, ce n’est pas simplement dire à quelqu’un « TROUVER UN EMPLOI ».
C’est résoudre un problème de logement, de garde d’enfants. Accéder à une formation. Pouvoir se déplacer et parfois simplement retrouver confiance en soi. L’insertion cela demande du temps, de l’humain. Et ça demande des moyens.
Nous, communistes, nous défendons une autre conception de l’insertion. Accompagner, ce n’est pas culpabiliser. Accompagner, ce n’est pas sanctionner. Accompagner, c’est donner les moyens de se relever.
Nous refusons que Paris devienne la variable d’ajustement du désengagement de l’État. Nous demandons donc qu’il remette les moyens nécessaires et qu’il compense intégralement les nouvelles charges imposées aux collectivités. Parce que les droits sociaux ne sont pas une dépense dont il faudrait se débarrasser. Ce sont des protections collectives.
Et je terminerai par ceci : Personne n’est à l’abri de tomber. Une société solidaire, c’est une société qui tend la main, qui aide à se relever. C’est notre conception de la solidarité. C’est notre conception du service public
C’est le sens de ce vœu.

