« J’avais l’impression d’être dans un zoo. » Voilà comment une adjointe LR au Maire du 15e arrondissement décrit un centre d’hébergement d’urgence pour réfugié.es. Des propos abjects et déshumanisants. Elle doit démissionner !
septembre 2026« J’avais l’impression d’être dans un zoo. »
C’est ainsi que Louisa Ferhat, adjointe au maire du 15e arrondissement, a parlé hier soir, en plein Conseil d’arrondissement, d’un centre d’hébergement d’urgence et des personnes qui y sont accueillies. Ces propos sont abjects.
Comparer des femmes, des hommes et des enfants en situation de détresse à des animaux est absolument abject et intolérable. Ces propos ne sont ni une maladresse ni un simple dérapage. Ils révèlent une parole raciste et profondément déshumanisante, indigne d’une élue de la République.
Des mots d’autant plus révoltants que la responsabilité des élu.es est de défendre la dignité de toutes et tous, en particulier des plus vulnérables.
Ces propos s’inscrivent dans une longue tradition de stigmatisation des personnes exilées et précaires par la droite parisienne et la majorité du 15e arrondissement.
En 2015 déjà, Philippe Goujon s’opposait à l’installation d’un centre d’hébergement pour personnes migrantes dans son arrondissement en agitant le spectre d’un « mini-Sangatte » et d’un prétendu « appel d’air ». Onze ans plus tard, une de ses adjointes compare désormais un centre d’hébergement à un « zoo ».
Un centre d’hébergement n’est pas un zoo. Les personnes qui y vivent ne sont pas des animaux. Ce sont des femmes, des hommes, des familles, parfois des enfants, que notre pays se doit de mettre à l’abri et de traiter avec dignité.
Il y a des mots qui disqualifient de l’exercice de certaines responsabilités publiques.
Nous demandons à Philippe Goujon de condamner sans ambiguïté les propos tenus par son adjointe. Et nous demandons à Louisa Ferhat d’en tirer immédiatement les conséquences en démissionnant de ses fonctions d’adjointe au maire du 15e arrondissement.
Les élu.es du groupe Communiste de Paris
