Le festival Formula Bula, une réussite méritant soutien financier
Conseil de juillet 2026Le festival de bandes dessinées , Formula Bula a été créé par , excusez moi du peu par Marjane Satrapi en partenariat avec l’association Ferraille, à ses débuts à Saint-Ouen avec l’aide de la Maire de l’époque Jacqueline Rouillan , et du département de la Seine saint Denis.
Réduire de 35 000 euros la subvention à ce festival majeur et ce, en pleine préparation de l’édition, et alors que les dépenses sont déjà engagées pour une édition qui a lieu dans moins de 8 semaines : ce n’est pas un simple ajustement budgétaire : c’est un choix incompréhensible. D’autant plus que l’association n’a jamais été prévenue de cette réduction. J’insiste il ne s’agit pas d’une demande supplémentaire, le festival avait bien depuis 2023 le budget de 95 000 euros.
Ce choix intervient au pire moment, celui d’une crise des librairies et des éditeurs indépendants. Car Ferraille n’est pas qu’un acteur culturel qui fait vivre la lecture, la création et la rencontre entre auteurs et publics, notamment les plus jeunes : c’est aussi un soutien direct à toute une filière fragilisée, avec plus de 130 000 euros de chiffre d’affaires générés pour les éditeurs et tout un écosystème de 63 maisons d’édition indépendantes qui en dépend.
Un choix d’autant plus difficile à comprendre que Formula Bula voit sa fréquentation exploser avec plus de 15 000 visiteurs en 2025, 17 000 visiteurs sont attendus. Derrière ces chiffres, une réalité concrète : un collectif qui, depuis plus de dix ans, développe et diffuse des projets exigeants de bande dessinée d’auteur et d’arts visuels, formation pour les jeunes, résidences d’auteurs, je n’ai pas le temps de vous faire la liste de toutes les actions qu’il mène, tant elles sont nombreuses.
Depuis sa création en 2011, Formula Bula s’est imposé comme un festival singulier, qui considère la bande dessinée comme un langage ouvert sur les autres arts et défend la création indépendante comme la découverte de nouveaux talents.
Et je rappelle ce que propose le festival : expositions de planches originales, rencontres auteurs-lecteurs, avec une programmation inventive et remarquée, et dont 80% du public a moins de 40 ans. 60 éditeurs, 200 auteurs rémunérés, ils sont un des trop rare festival à le faire , 200 librairies associées au prix Prima Bula : voilà ce que soutient cette association.
Au fil des éditions, Formula Bula a accueilli des personnalités telles que Sempé, Tomi Ungerer, Emil Ferris, Riad Sattouf, Emmanuel Guibert, Pierre Christin et Jean Claude Mézières, et la liste n’est pas complète.
Je tiens aussi à redire que le soutien sans faille à ce festival par le groupe communiste n’en fait pas le festival de notre groupe. Mme Berthout et d’autres ici présent le savent bien. C’est bien pour sa qualité et d’ailleurs l’excellente revue « En vue « des bibliothèques parisiennes ne s’y trompe pas , puisqu’elle a mettait le Festival en une de son numéro de septembre dernier...
Baisser cette subvention alors que la 14e édition se prépare ce n’est pas neutre : c’est prendre le risque de fragiliser une initiative culturelle vivante, indépendante et populaire, à laquelle nous tenons collectivement. C’est pourquoi nous insistons pour rétablir la subvention à 95 000 euros, car , sinon l’association devra envisager son annulation pure et simple. Je suis sur que nous saurons trouver une solution.

