Conservatoires, ateliers des Beaux-Arts en crise : la précarité des enseignants menace l’accès à l’enseignement artistiquemission artistique
Conseil de juillet 2026Ce vœu alerte sur une situation préoccupante dans nos conservatoires municipaux, au Conservatoire à rayonnement régional et dans les Ateliers Beaux-Arts.
Selon les organisations syndicales, près de 1 700 heures d’enseignement disparaissent, soit 8,5% du volume pédagogique annuel. Derrière ces chiffres : des enseignements supprimés, une offre de formation réduite alors que la demande reste constante, et des dizaines d’enseignantes et d’enseignants vacataires qui perdent tout ou partie de leurs heures.
Cette situation révèle un problème plus profond : la précarité structurelle de l’enseignement artistique parisien. Plus de la moitié des enseignants des conservatoires sont vacataires, alors qu’ils répondent à des besoins permanents, parfois depuis des années, sans déroulement de carrière ni formation. ou en matière de régime indemnitaire.
Même logique aux Ateliers Beaux-Arts, où des vacataires présents depuis plus de vingt ans ne sont pas reconduits, et où disparaissent des enseignements fondamentaux comme le croquis sur le vif ou le dessin d’après modèle vivant — ce qui fragilise aussi les modèles que nous avons pourtant récemment revalorisés mais pénalise aussi les usagers .
À cela s’ajoute le refus, pour ces personnels, de prolonger leur activité au-delà de l’âge légal afin d’obtenir les trimestres nécessaires à une retraite digne. Notre majorité doit défendre un service public de l’enseignement artistique accessible à toutes et tous, porté par des personnels reconnus, formés et justement rémunérés.
Nous demandons donc : la poursuite de la déprécarisation par contractualisation, sans perte de rémunération ; l’égalité de traitement, avec le versement des parts fixe et variable de l’indemnité de suivi et d’orientation aux enseignants contractuels ; et le maintien, voire l’augmentation, de l’ensemble des heures d’enseignement.

